Accompagner les victimes de VSS : Kiyomi Shimabukuro
Le 1er octobre, nous avons présenté en direct la formation « Accompagnement des victimes de Violences Sexistes et Sexuelles », animée par Kiyomi Shimabukuro avec le Cercle de la NonViolence.
Vous l’avez manquée ? Retrouvez l’intégralité de la soirée en vidéo : la présentation de la formation, les questions des participant·e·s, et une étude de cas pour voir concrètement le travail proposé.
Ce que vous découvrirez dans ce replay
Pourquoi cette formation ?
Depuis #MeToo, la parole se libère. Mais il reste une question : comment accueillir cette parole ? Les formations existantes portent surtout sur la prévention des VSS. Celle-ci regarde l’autre côté : ce qui se passe chez la personne qui accompagne quand elle reçoit un récit de VSS.
Nos angles morts ne sont pas des fautes.
Remettre en question un récit qui semble décousu, se demander « pourquoi elle ne s’est pas défendue ? », minimiser un acte… Ces réactions, même non dites, sont perçues par la victime. Elles viennent d’une socialisation genrée et d’un système qui banalise les violences, pas d’une défaillance personnelle. Comme le dit Kiyomi : « Croire qu’on n’a pas d’angle mort, c’est le plus gros angle mort qu’on ait. »
Comprendre le psychotraumatisme.
La sidération, la dissociation ou la mémoire fragmentée ne sont ni un consentement ni un manque de crédibilité. Ce sont des réponses du système nerveux face à une effraction psychique. Les connaître change la façon d’écouter.
Nommer juste.
Parler d’« agression sexuelle » plutôt que d’« attouchement », rappeler ce qu’est le consentement (libre, éclairé, préalable, révocable)… Bien nommer les choses permet à la personne de se sentir reconnue dans ce qu’elle a vécu et l’aide à sortir de la culpabilité.
Savoir réorienter.
Reconnaître qu’on n’est pas la bonne personne pour accompagner quelqu’un n’est pas un rejet. C’est un signe de posture juste, à condition d’avoir un réseau vers qui orienter.
À qui s’adresse cette formation ?
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Professionnel·le·s de la relation d’aide et du soin : psychothérapeutes, psychologues, métier de la relation d’aide, coachs, travailleurs et travailleuses sociales.
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Acteurs et actrices du secteur médical ou paramédical : médecins, infirmier·ère·s, sage-femmes, etc.
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Intervenant·e·s du milieu associatif ou militant : personnes écoutantes, accompagnant·e·s ou bénévoles impliqué·e·s auprès de victimes de violences sexistes et sexuelles.
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Toute personne accompagnant ou amenée à accompagner des personnes ayant vécu des VSS et souhaitant consolider sa posture, sécuriser son cadre d’écoute et acquérir des repères théoriques et pratiques spécifiques sur le traumatisme.
Animatrice
Kiyomi SHIMABUKURO
Psychopraticienne en IR® (Intelligence Relationnelle), médiatrice en CNV et certifiée en Intelligence Émotionnelle, Kiyomi Shimabukuro accompagne depuis plus de 20 ans les personnes et les structures vers une transformation relationnelle et humaine. Engagée dans la prévention des VSS et le soutien aux publics vulnérables, elle allie une solide expertise systémique et neurobiologique à une approche ancrée dans la bienveillance et la sécurité du cadre d’écoute.
La formation en pratique
🔹 Format : en ligne et en direct (synchrone)
🔹 Durée : 14 h, en 4 modules de 3 h 30, de 9 h à 12 h 30
🔹 Groupe 1, les mardis : 3, 10, 17 et 24 novembre 2026
🔹 Groupe 2, les jeudis : 5, 12, 19 et 26 novembre 2026
🔹 Effectif : 12 personnes maximum par groupe
🔹 Pédagogie : apports théoriques, vignettes cliniques et études de cas, avec la possibilité d’apporter vos propres situations
🔹 Évaluation : test de positionnement au départ, auto-évaluation à la fin, attestation de formation (formation non certifiante)
🔹 Financement : OPCO possible, CPF non éligible
🔹 En intra : une session en présentiel ou dans votre structure (entreprise, association) est possible, contactez-nous.
