MODULE 3 — Reconnaître ce que les VSS activent en soi
Identifier les mouvements internes — réactions, biais, représentations — que les récits de VSS activent chez le.la professionnel·le, repérer les effets du trauma vicariant, et comprendre comment le cadre et le contexte produisent des invisibilisations supplémentaires.
Objectifs pédagogiques :
- Identifier les réactions internes les plus fréquentes face aux VSS : horreur, incrédulité, suridentification, retrait, impuissance, colère déplacée
- Distinguer le pôle fusion et le pôle retrait — et leurs effets cliniques respectifs
- Comprendre les mécanismes du trauma vicariant et le distinguer du burn-out
- Identifier ses propres signes précoces de trauma vicariant
- Comprendre la temporalité propre du trauma et ses implications pour le cadre
- Identifier la norme implicite du « bon patient » et ses effets d’exclusion
- Appréhender les angles morts spécifiques aux populations invisibilisées
Compétences visées :
- Repérer ses propres mouvements internes pendant un entretien avec une victime de VSS avant qu’ils n’orientent son accompagnement à son insu
- Identifier les situations nécessitant un espace de supervision
- Adapter son cadre d’accompagnement à la réalité concrète de la personne reçue
MODULE 4 — Se repositionner et se maintenir
Construire une posture clinique informée du trauma et du genre, comprendre ce que les victimes portent en consultation, et intégrer les conditions structurelles qui permettent de maintenir cette posture dans la durée.
Objectifs pédagogiques :
- Identifier les deux strates d’oppressions intériorisées que les victimes portent en consultation
- Comprendre la logique adaptative des comportements de survie
- Distinguer ce qui relève d’une assignation culturelle de ce qui relève d’une élaboration personnelle
- Appréhender les dix piliers de posture clinique et leur articulation
- Comprendre ce que signifie une posture de validation active
- Définir la croyance active
- Comprendre les conditions d’une supervision adaptée
Compétences visées :
- Recevoir sans pathologiser les comportements de survie : minimisation, protection de l’agresseur, dissociation
- Adopter une posture de validation active et d’attribution claire de la responsabilité
- Exercer une présence différenciée — ni fusion, ni retrait
- Mettre en place un dispositif personnel de soin de soi pour prévenir le trauma vicariant
- Orienter vers une supervision adaptée lorsque les limites de sa compétence sont atteintes